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Elisabeth, 4 mars 2002 : J'ai beau lire encore et encore des critiques sur Mulholland Drive, je n'y perçois pas mes propres clés...probablement qu'à partir de certaines références, de nombreuses interprétations sont possibles. Oui le cinéma Lynchéen ne s'offre pas à tout le monde...merci à Monsieur Lynch d'estimer autant ses spectateurs. Valou, 26 février 2002 :L'histoire de Muholland drive est en fait comme la route qui l'intitule : cela ressemble aux circonvolutions du cerveau, organe complexe. La route, elle, est sinueuse, pleine de virages, tortueuse. Pour qui s'est rendu à Los Angeles peut comprendre. L'histoire peut se comparer à "la route". boris, 18 février 2002 : quelques erreurs dans résumé du film : -le coffe-shop s'appelle winkie's, -Betty/diane vient de l'ontario (canada) et non d'australie, -l'amant de la femme du réalisateur est nettoyeur de piscine et non teinturier. La 1ère partie du film (jusquà la boite bleue) est en fait un rêve où Diane Selwin/Betty reconstruit (importance des renvois visuels des objets : lampe rouge, personnages ,...) la possibilité d'une idylle heureuse avec Rita/Camilla Rhodes ("this is the girl"). Mais le rêve (amour,gloire et beauté) va vite se faire rattraper par le cauchemar. Camilla est en fait une sorte de Double de Diane, elle incarne la part d'ombre de Diane. (cf sur ce thème Vertigo/sueurs froides d'hitchcock av kim novak ). Le suicide final traduit bien cette schizophrénie entre son aspiration (importance des parents qui apparaissent visage éclairé dans l'incipit du concours de swing et qui la! rattrapent à la fin du film) et une réalité (petite comédienne rejetée par une femme vamp actrice célèbre couchant avec son réalisateur). A l'instar de Citizen kane de Wells (1940), la structure du scénar influe sur notre sensibilisation au thème et porte ainsi une dimension existentielle. Mais le film laisse aussi planer une interprétation politique : Hollywood est l'image réduite de la société américaine. Usine à rêves, elle est aussi le symbole de l'american way of life. Les laissés pour compte du rêve de réussite individuelle sont occultés,rejetés comme ce clochard hirsute dans l'arrière-cour du cofee-shop Winkie's. De même, quand Montaigne défendait le mode de vie des cannibales du Nouveau Monde, c'était pour mieux montrer ironiquement que les accusations de "sauvagerie" occultaient chez les Européens les guerres de religion où l'on prétextait le corps du Christ pour massacrer et que celles-ci marquaient plus le déclin de notre civilisation. ! pour en savoir plus : a. artaud, préface du "théâtre et son double", li de poche , où l'auteur insiste sur la schizophrénie occidentale où l'on sépare d'un côté la vie et de l'autre les idées, comme si la connaissance n'était pas au fond une autre aventure de la vie. Cette charge est liée aussi à une critique de l'idée traditionnelle de représentation. C. G. JUNG, l'âme et le monde ; livre de poche; not chapitre sur la part d'ombre.. Merci Mr Lynch. Maël, 31 janvier 2002 :Perdu sur la route menant à Muholland drive je cherchais des indications quant au chemin à suivre...et j'ai trouvé ce site...Néophyte sur le cinéma de Lynch, je suis ressorti de la salle la mémoire imprégnée d'émotions brutes. De la sensualité de l'humour de la peur de la beauté de l'émerveillement et des questions sans réponses qui méritent de le rester... Grand moment passé, et grand monsieur ce Lynch! Blanchemain, 1 décembre
2001 :
Mulholand Drive...Encore une petite merveille signée Lynch. Je me suis pri une grande claque tellement le film nous en met plein la vue, de par ses images somptueuses, une intrigue qui, encore une fois, nous mène en bateau pour le seul plaisir du cinéaste...Et pour le notre (à force). David Lynch n'est pas fou, il nous ouvre seulement les portes de son univer inquiétant et étrange. lachambrerouge, 16 novembre 2001 :Mulholland Drive arrive dans moins d'une semaine sur les écrans français. Une attente insupportable depuis le mois de mai et le festival de Cannes. Pour ma part, j'ai pu le voir en avant-première au mois de juillet. Le moins que l'on puisse dire est que - once more - Lynch n'a pas volé son prix de la mise en scène. Son nouveau film est un bijou autant esthétique que scénaristique. Ceci dit, je pense qu'il peut sérieusement dérouter les néophytes... quant aux fans, il ne manqueront pas, tout comme moi, de le voir au moins deux fois... Patience... Michaël Si vous souhaitez également ajouter votre commentaire, écrivez le ici
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